SALON NAUTIQUE DE PARIS DÉCEMBRE 2011

Un Nautic 2011 sous le vent d’Ouest…

Le 51e Nautic est l’occasion de découvrir en avant-première les grands événements que l’année 2012 nous prépare, qu’il s’agisse des Tonnerres de Brest ou de l’étape à Lorient de la Volvo Ocean Race, mais aussi de la Transat AG2R La Mondiale ou de la course du Figaro. Ce vent du large a soufflé  fort dans les allées de la Porte de Versailles, comme pour éclaircir un horizon parfois inquiétant, mais qui n’a pas vraiment altéré la créativité des industries nautiques françaises. Dans les quatre Pavillons de la Porte de Versailles, qu’il s’agisse de voile, de motonautisme, d’équipements ou de tourisme, l’offre de nouveautés est toujours très riche !

  

Voile et Tourisme (Pavillon 1)

Le Pavillon 1 accueille sous sa voûte les grands voiliers, toujours nombreux cette année avec le CNB 60, les nouveaux grands Bénéteau Sense 55 et Jeanneau Sun Odyssey 509, mais aussi les premières mondiales comme celle du Dufour 36P. Les principaux acteurs de la voile légère et la glisse s’exposent de nouveau autour du bassin du Spot Nautic, sur lequel sont organisées des démonstrations de sécurité ou des initiations à la planche à voile, au Stand Up Paddle ou au wakeboard. Les Allées du Grenelle de la Mer regroupent les projets éco-responsables sélectionnés par le Ministère du Développement Durable. Les grandes courses, comme l’AG2R La Mondiale ou la Course du Figaro, présentent leurs programmes ou organisent leurs remises des prix, et la Fédération Française de Voile récompense cette année les meilleurs clubs. Le premier prototype de foiler conçu par Eric Tabarly est exposé près de la Scène Nautic, tout comme la botte Aigle, icône bleue des pontons qui fêtera ses 40 printemps en 2012 !

 

 

Motonautisme (Pavillons 2.2 et 4)

Le motonautisme occupe l’intégralité du Pavillon 4, le 2.2 et une partie du Pavillon 1 pour les semi-rigides. C’est dans ce pôle que l’on pourra découvrir les dernières motorisations économiques ou hybrides, les nouveaux moteurs hors-bords, les spectaculaires Prestige 500 de Jeanneau, les très économiques Greenline, les nouvelles Bénéteau Gran Turismo ou encore les innovants SmartBoat. Le Pavillon 2.2 accueille également les remorques et les organismes de financement et d’assurance, bref tous les acteurs qui permettent l’accès à la navigation !

 


Equipements (Pavillon 2.1)

C’est une véritable caverne d’Ali Baba, où tous les fabricants d’accastillages, d’électronique, les maîtres voiliers mais aussi les dernières technologies d’hélices ou d’éoliennes donnent rendez-vous aux plaisanciers. Le Showroom Equipement, au milieu du Pavillon, regroupe une sélection de nouveautés lancées en 2011, pour permettre aux visiteurs d’avoir un panorama complet et rapide des principales innovations de l’année. Et comme chaque marin a une maquette sur sa cheminée ou en rêve, un bassin dédié au modélisme, spécialement équipé de ventilateurs, est installé dans le Pavillon 2.1 (stand C101).

 




VOILIERS

LES NOUVEAUTES DU NAUTIC 2011

 

La tendance la plus évidente, au regard des nouveautés présentées au Nautic cette année, est la segmentation de plus en plus précise du marché. Les grands voyageurs cherchent des bateaux de voyage, les familles des bateaux de vacances spacieux, les régatiers ne font plus beaucoup de compromis au confort, et les épicuriens trouvent de plus en plus de vrais beaux bateaux conçus exclusivement pour le plaisir des sens. Le voilier « à cinq pattes », celui qui donnait un peu de satisfaction au plus grand nombre sur le plus grand nombre de critères, semble avoir vécu. Le marché arrive donc à maturité, avec des plaisanciers exigeants et sachant de plus en plus précisément ce qu’ils veulent.

Il en va de même avec la location, dont l’offre de destinations ne cesse de s’enrichir malgré un monde maritime lui aussi incertain. Il est possible d’organiser tous types de navigation, en flottilles, à la cabine, suivant ses envies et ses besoins, et l’offre de bateaux à louer suit cette segmentation en répondant au plus près à chaque demande. Par exemple, ceux qui ont découvert les avantages du multicoque sous les tropiques, mais ne se résignent pas à hisser les voiles, peuvent dorénavant louer de grands catamarans à moteur. Et ceux qui aiment en découdre entre trois bouées les week-ends pluvieux trouveront une flotte pléthorique de voiliers de régate à louer.

Croisière

On pourrait penser que les voiliers de croisière représentent encore le parfait compromis entre vitesse et confort. Mais en détaillant les nouveautés de l’année, force est de constater que s’ils marchent toujours mieux sous voiles, l’effort des concepteurs a d’abord porté sur le confort, l’espace et la luminosité. Premiers témoins de cette évolution, les nouveaux Océanis de Bénéteau, 41, 45 et 48 pieds de bien-être, comme si le bateau des vacances devenait une vraie alternative à la résidence secondaire. Cockpit-terrasse spacieux donnant de plain-pied sur la Grande Bleue d’un côté, et sur la cabine-maison de l’autre, ouvertures panoramiques, grandes cuisines. La série des Océanis bénéficie des innovations développées pour les Sense, tout en gardant une disposition d’aménagements plus classique et donc plus familiale. Les Sense donc, qui ont fait sensation en 2010 en proposant les atouts des catamarans sur une coque large et ouverte, dévoilent en avant-première au Nautic le plus grand de la série, le 55. Immense cockpit ouvert, manoeuvres du bout des doigts grâce au joystick, ce véritable loft marin pour hédoniste est la vitrine du savoir-faire français, mais surtout du numéro un mondial du secteur…


Sense 55 - DR

 

Autre marque du groupe Bénéteau, Jeanneau expose à Paris plusieurs nouveaux croiseurs parfaitement aboutis dans sa gamme Sun Odyssey : les 379, 439, 509 et 44DS, qui viennent compléter le 409 lancé l’année dernière et qui avait décroché le titre de European Yacht of the Year. Là encore, le savoir-faire vendéen fait des ravages, dosant parfaitement innovations et design fluide avec un rapport qualité/prix difficile à battre. Le 44DS, pour Deck Saloon, est sans doute le voilier de 13m le plus abouti du marché en terme de volume intérieur et de confort, grâce notamment aux designers Olivier Flahault et Franck Darnet, tout en restant un véritable voilier

 


Sun Odyssey 44 DS - DR

 

Le challenger Dufour, marque légendaire puisque Michel Dufour a véritablement inventé la production de bateaux en polyester moderne, apportera à Paris son nouveau 335 qui risque de faire sensation. Classique jusqu’au bout de ses boiseries en moabi et son pont en teck, ce petit croiseur dispose d’un grand cockpit muni de deux barres à roues, comme les grands… et les astuces sont innombrables pour optimiser l’espace sur un bateau qui reste avant tout joli et bien fini. Même soucis du détail au chantier italien Grand Soleil, allié de Dufour, qui présentera à Paris une vision encore plus poussée du très beau croiseur classique avec le nouveau 39, signé de l’architecte Claudio Maletto, qui s’est illustré sur la Coupe de l’America.

Par ailleurs, Bavaria poursuit le déploiement de ses gammes en segmentant les bateaux de sport et de croisière. Dans cette dernière catégorie, le nouveau 50 pieds fera le déplacement parisien, toujours signé par BMW DesignWorks et par Bruce Farr pour la carène, prouvant qu’un bateau très design
et moderne peut aussi être bon marché…

 

 

Autre chantier haut de gamme français, qui a déjà fait les grandes heures de la belle plaisance hexagonale, Wauquiez dévoilera aux Parisiens son nouveau Centurion 40S.2, évolution modernisée d’un grand classique. Enfin, le légendaire chantier Amel, pionnier du tout automatique et du tout compris, amènera à Paris son nouveau grand 55 pieds, véritable engin de voyage à la ligne très actuelle.

Chez les petits croiseurs aussi, les nouveautés seront intéressantes. Citons le Biloup 26, robuste biquille du chantier nordiste Wrighton, le nouvel Ikone J doté d’une cabine un peu plus spacieuse, et des évolutions du Django 770, des Malango d’IDB Marine. Toujours plus malin, le Kerkena 7,6 avec ses deux dérives relevables et son prix « canon », ou encore les révélations polonaises que sont les Maxus, dont le nouveau 21 est l’illustration que l’on peut faire de la vraie croisière dans 6 mètres de coque et moins de 25 000 euros de budget.


 

 


Hanse 385 - DR

Son compatriote et néanmoins concurrent Hanse présente deux nouveautés, les 385 et 495, tous deux signés par Judel/ Vrolijk et au design moderniste. Grands cockpits, doubles barres, panneaux de pont flush-deck, aménagements tirés au cordeau, les voiliers Hanse ont maintenant une forte identité.



Dufour 36 pieds - DR

 

 

Course croisière

Alors que les plaisanciers définissent de plus en plus précisément leurs attentes, les chantiers répondent par une offre à fort caractère. Dufour présentera en première mondiale son nouveau Dufour 36 Performance, qui reprend tout l’ADN esthétique et soigné du célèbre chantier rochelais, mais à la sauce piquante. Grand bout dehors rétractable, franc bord modéré et ligne superbe, construction soignée et légère en sandwich, rating optimisé, le nouveau 36 doit séduire les quadras sportifs en manque de sensations fortes et de longues glissades sous spi…

La concurrence sera féroce, venant de Croatie avec le nouveau Salona 38, ou d’Allemagne avec le Dehler 41, dont le chantier a été repris par Hanse, ou encore du Danemark avec la nouvelle gamme performance de X-Yachts qui alignera les récents XP38 et XP44. Et la bagarre sera d’autant plus intense que le voilier de l’année est précisément dans cette catégorie : Le J111, dessiné aux USA mais construit par J Europe, est la nouvelle terreur entre trois bouées, et entend bien mettre tout ce petit monde de la régate d’accord…

Plus petit, le nouvel Archambault A27 devrait lui aussi être dévoilé en première mondiale au Nautic. Les ingrédients sont les mêmes que pour les grands monotypes du chantier : construction soignée, carène affûtée, prix contenu et plaisir maxi ! Ne doutons pas que ce nouvel Opus sera un digne successeur du légendaire Surprise

Encore plus petit, comme quoi la vitesse et la régate sont à la portée de tous, le nouvel Elan 210 fera ses premiers pas sur les tapis rouges de la Porte de Versailles.

Multicoques

Il est de plus en plus difficile de faire entrer de gros multicoques dans Paris : démonter les feux rouges, bloquer des places et des avenues, contourner les trajets des tramways… Mais les organisateurs du Nautic y parviennent encore ! Cette année, les principaux acteurs seront bel et bien là, Lagoon avec son très réussi 400, qui est un véritable succès commercial et en location, et Fountaine-Pajot avec le dernier Lipari, coeur de gamme du constructeur pionnier de la spécialité. Ce chantier s’est d’ailleurs lancé un défi écologique enfin accessible : rendre l’ensemble de sa gamme positive en énergie douce, ce qui veut dire pouvoir se passer complètement des hydrocarbures.

Il n’y a pas que les gros catamarans, il y a aussi les petits, souvent bien conçus et rapides comme le Rackham 26 dessiné par Eric Lerouge. Et de nombreux petits trimarans bretons, qui ne pourraient renier leurs origines tant leur évolution exprime la compétition océanique née dans leur région : les Astus 18.2 et le tout nouveau 20.2 signé Perspective Design, un cabinet d’architectes qui a collaboré à quelques projets de grands multicoques de course. Ce petit bolide aura fort à faire face au nouvel Accesse 6, développé par Tricat, le chantier concurrent et pourtant voisin d’Astus.

Enfin, pour rêver de grands horizons parcourus à la vitesse du vent, le Nautic permettra de découvrir les grandes lignes du prochain Outremer 5X, qui sera mis à l’eau dans quelques semaines entouré d’une sacrée brochette de fées : VPLP (VanPeteghem / Lauriot Prevot) pour les carènes, soit les architectes les plus titrés de l’histoire du multicoque, Michel Desjoyeaux pour le plan de pont, soit le skipper ingénieur le plus titré de l’histoire de la voile, Franck Darnet et Patrick Le Quément pour le design, soit deux grands noms du yachting et du design automobile.

Pour le plaisir

Et puis il y a des bateaux conçus exclusivement pour le plaisir des yeux, d’un toucher de barre exceptionnel, d’une finition d’un autre temps… Et ils sont nombreux ! Après les Class2M d’Antoine Fritsh et le Requin, revisité par So Much Yaching, les magnifiques Tofinou, Alphena et autres merveilles de Franck Roy, dont le Joli Morgane qui fera reluire ses acajous Porte de Versailles, on pourra découvrir le superbe Leggero L8 construit par Alexandre Genoud. Une luge au design éblouissant !

Voile Légère

Sur le marché décidemment très concurrentiel des catamarans de sport, Hobie Cat règne en maître depuis les coques bananes historiques des HC14 et 16 jusqu’aux derniers Wildcat et H+ de Philippe Starck. La concurrence n’est pourtant pas en reste, comme en témoigne le nouveau Spitfire + ou encore le Nacra F16 signé Morelli/Melvin, qui viennent contester les ténors comme le Viper. Ils seront de toute façon tous au salon !


 

MOTONAUTISME

LES NOUVEAUTES DU NAUTIC 2011

En 2011, année pourtant marquée par une morosité ambiante, le Nautic premier salon du motonautisme grand public  fait pourtant le plein de nouveautés avec des tendances très affirmées et des bateaux qui n’ont jamais été aussi attirants, soignés, innovants et surtout cohérents, tout en soignant leurs couleurs ! Il suffit de découvrir le petit Glastron GT160, le nouveau Rhéa Open 23 ou l’impressionnante Prestige 500 Fly pour que la grisaille de l’hiver se disperse subitement !


Glastron GT 160 - DR

 

Une des tendances les plus évidentes dans le motonautisme grand public est le retour des moteurs hors-bords, sur des tableaux arrière de bateaux de plus en plus gros, comme aux USA. Plusieurs raisons à ce retour en grâce. Tout d’abord, les moteurs modernes ont fait des progrès considérables en matière de réduction de consommation et de rejets, jusqu’à 50% de mieux en quelques années. Ensuite, les plaisanciers réalisent que l’amortissement d’un moteur diesel n’est réaliste qu’au delà d’un grand nombre d’heures moteur, et le prix du diesel dans les ports n’est plus attrayant. Enfin et surtout, les budgets d’achat, d’installation et d’entretien sont incomparables.

Moteurs

L’offre de moteurs hors-bords n’a jamais été aussi riche et, comme l’ensemble du nautisme, elle est tout autant segmentée. Témoin de cette tendance, le nouveau 150 cv 4t de Mercury, qui vient d’être récompensé par le prix de l’innovation de l’IBEX (International Boatbuilders Exhibition). Il s’agit du troisième moteur de 150 cv du constructeur américain, aux côtés d’un deux temps à injection directe Optimax, nerveux et sportif, et d’un 6 cylindres à compresseur Verado, silencieux et sophistiqué. Ce nouveau moteur est le plus léger et le plus économique des moteurs 4t du marché. Chaque type de bateau, du semi-rigide à la petite vedette bi-motorisée, trouvera ainsi chaussure à son pied et à son budget.

Il reste une marque européenne de hors-bords, qui utilise les réputés blocs moteurs Yamaha tout en y apportant sa patte italienne : Selva. Cette année, la marque présente une évolution XSR de ses moteurs 60, 115 et 150 cv, des quatre temps qui gagnent un sérieux coup de fouet grâce à un travail en profondeur sur leur couple. Selva lance également une série de nouveaux petits moteurs de 5,6 et 8 cv, toujours carrossés de blanc. Quand l’élégance emballe la fiabilité japonaise et la fougue italienne…

Tous les constructeurs tentent de rationnaliser leur production, tout en étant présents sur l’ensemble du marché. Si Selva utilise des mécaniques Yamaha, les autres marques ont toutes recours à des croisements de mécaniques entre elles. Evinrude, la célèbre marque américaine reprise par Bombardier et qui a développé la technologie E-Tec (3 ans sans entretien !) sur ses gros moteurs, se rapproche ainsi du japonais Tohatsu pour offrir une gamme de petite puissance.

Semi-rigides

Leader mondial du secteur, Zodiac réorganise ses gammes et productions de semi-rigides. Les séries Pro sont désormais disponibles avec des configurations à la carte, où le client pourra choisir ses équipements, la couleur et les matériaux utilisés pour les flotteurs. Plus haut en gamme, Zodiac développe sa gamme Medline, en améliorant l’ensemble de l’ergonomie et du design et en adoptant des flotteurs en hypalon-néoprène. La concurrence italienne n’a qu’à bien se tenir, d’autant plus que le constructeur français enfonce le clou en déployant toute une gamme N-Zo, au design caractéristique signé par Vittorio Garroni.

L’autre grand acteur du marché des semi-rigides, Valiant (Filiale de Brunswick), réagit en modernisant le design de ses bateaux et celui de son logo, tout en conservant un rapport qualité-prix très agressif. Les bateaux sont souvent offerts en package avec les excellents moteurs Mercury/Mariner du groupe et un équipement complet. Là encore, Valiant divise son offre en deux lignes de produits, Sport et Confort, pour répondre au plus près de la demande.

Les autres Français restent très actifs et créatifs, comme 3D Tender qui présente un FX 588 doté d’une étrave perce vague et d’une carène signée Tanguy Le Bihan, ou encore ProMarine qui dévoilera au Nautic un nouveau Manta 680 venant épauler l’excellent Manta 795, tout comme les très professionnels Zeppelin et Sillinger, avec le magnifique 900 XL. Autre acteur montant du semi-rigide, la marque Caribe s’était taillée une solide réputation chez les voyageurs au long cours pour ses annexes increvables. Elle développe aujourd’hui trois gammes clairement segmentées, avec Caribe pour les robustes bateaux en hypalon, Highfield pour les semi-rigides à coque aluminium (3 nouveaux modèles dévoilés), et Seaclonic pour les premiers prix. A l’autre bout du marché, les esthètes pourront admirer le UFO U69, semi-rigide High tech en carbone conçu par Xavier Pillet.

Et toujours l’impressionnante armada italienne, avec les nouveaux grands Nuova Jolly et Black Fin, Joker Boats, les étonnants ZAR, les BWA, Capelli, Pirelli et autres Sacs… Même si les Français ont bien l’intention de les attaquer sur le terrain du très beau semi-rigide, les transalpins possèdent une expérience et un savoir-faire remarquables !


Zodiac - DR

 

Opens, runabouts et sundecks

Jeanneau est sans doute le chantier le plus représentatif de la dynamique française en motonautisme, notamment avec sa gamme Cap Camarat, dont les premiers exemplaires avaient permis aux frères d’Aboville de remporter le rallye Niamey-Bamako… Il y a déjà 25 ans ! Cette année, le chantier des Herbiers présente une gamme ultra complète, avec de nombreuses variantes de plans de pont, et dévoilera au Nautic son nouveau Cap Camarat 8.5 CC qui vient directement affronter les jolis Flyers de Bénéteau.

Le groupe Brunswick avait entamé l’année dernière le renouvellement de sa gamme Quicksilver, en faisant appel au designer britannique Carsen Astheimer, ancien collaborateur de Pininfarina. Le succès a été immédiat, et la gamme continue à se développer avec cette année un nouveau 645 Cabin qui sera à Paris aux côtés de toutes les autres nouveautés Quicksilver. Les nouvelles Galia 700SD et ST Boats seront quant à elle les représentantes de l’industrie espagnole.

L’autre grand acteur du marché des semi-rigides, Valiant (Filiale de Brunswick), réagit en modernisant le design de ses bateaux et celui de son logo, tout en conservant un rapport qualité-prix très agressif. Les bateaux sont souvent offerts en package avec les excellents moteurs Mercury/Mariner du groupe et un équipement complet. Là encore, Valiant divise son offre en deux lignes de produits, Sport et Confort, pour répondre au plus près de la demande.

Les autres Français restent très actifs et créatifs, comme 3D Tender qui présente un FX 588 doté d’une étrave perce vague et d’une carène signée Tanguy Le Bihan, ou encore ProMarine qui dévoilera au Nautic un nouveau Manta 680 venant épauler l’excellent Manta 795, tout comme les très professionnels Zeppelin et Sillinger, avec le magnifique 900 XL. Autre acteur montant du semi-rigide, la marque Caribe s’était taillée une solide réputation chez les voyageurs au long cours pour ses annexes increvables. Elle développe aujourd’hui trois gammes clairement segmentées, avec Caribe pour les robustes bateaux en hypalon, Highfield

En 2010, on avait noté la présence au Nautic des présidents des plus grands chantiers nord-américains, qui considèrent désormais la France comme un marché pilote. Et ils tentent un nouveau débarquement, le niveau du dollar étant inversement proportionnel à leur légendaire image de marques. Ils jouent de plus une carte vintage de bon aloi, et l’offre devient alléchante : Glastron présente son très beau GT 160, petit roadster à la finition splendide signé Christophe Lavigne, Bayliner expose le nouveau 175 à un tarif canon, Sea Ray fait de même avec les très classiques 185 SPE et 190 SO et Boston Whaler attaque avec un petit Sport 170. Du côté des Open, Pursuit exposera son petit dernier, le ST 310.

Cabin cruisers et Pêche-promenades

Encore une spécialité française, le pêche promenade est presqu’une chasse gardée des deux spécialistes Bénéteau et Jeanneau. Le premier présente les nouvelles Antarès 7.80 et 8.80, et une interprétation du fishing scandinave baptisée Barracuda 9, toutes motorisées en hors-bord pour réduire leurs budgets comme le veut la tendance du moment. La nouvelle Barracuda démontre que le géant français s’attaque désormais aux niches, même si elles sont tenues solidement par des spécialistes reconnus comme Targa ou Nordstar, mais avec des prix Bénéteau ! Botnia Marin expose d’ailleurs sa toute nouvelle Targa 32, véritable 4X4 des mers et vitrine du savoir-faire réputé de la marque.


Bayliner 175 - DR

Chez les petits chantiers français, et pour faire face à ces géants du motonautisme, on joue la carte de l’innovation ou de l’artisanat haut de gamme : Rhéa Marine, reconnu pour la finition et la qualité de ses bateaux au profil de vrais chalutiers, dévoile au Nautic un nouvel opus ultra chic : l’Open 23. Il verra, dans la même philosophie de très haut de gamme à la française, le retour du Nantucket, désormais construit par Armor Boat, et les dernières versions des très chics canots Bahama, construits sur l’île de Ré.



Bénéteau Antarès 7.80 - DR

 

Quant au SmartBoat, l’étonnant open signé par Vincent Lauriot Prevot (sans doute l’architecte le plus titré en bateaux de course océanique !), il poursuit sur son succès avec une recette simple : un design épuré digne des plus prestigieux runabouts pour un coût d’utilisation inférieur aux autres bateaux classiques. Sa carène très évoluée lui permet en effet de se passer d’une forte puissance, et même de proposer cette année une version électrique…


Bénéteau Antarès 8.80 - DR

 

Et puisqu’on est les doigts dans la prise, on ne manquera pas au Nautic les dernières productions de Tanguy Le Bihan et d’E3H, véritables pionniers du bateau électrique, et l’ensemble des productions de l’AFBE, Association Française du Bateau Electrique, toujours à la pointe des solutions propres et silencieuses.



Barracuda 9 - DR

 

Chez Jeanneau, les nouveautés s’appellent Merry Fisher 755 HB et 855 HB, encore du hors-bord donc. La 855 s’inspire des innovations développées sur la gamme New Concept, en proposant un vaste espace de vie avec deux cabines indépendantes et une porte de coursive comme sur les gros bateaux de pêche. Un mix intelligent et dans l’air du temps, permettant d’aller pêcher loin ou d’emmener toute la famille en croisière, tout en restant dans des budgets raisonnables.

La concurrence ne se laisse cependant pas distancer, à commencer par les autres spécialistes français comme B2 Marine, Ocqueteau qui présente ses nouveaux 705 et 585, ou encore Guymarine avec sa dernière version de l’Antioche 700. Et puisque le hors-bord revient en force, même le très chic Rhéa 730 s’y met pour offrir une solution plus économique. Enfin, Quicksilver, ST Boats, Galia, Karnic, Rodman, les nouveaux Parker et tous les autres exposeront leurs dernières évolutions et nouveautés.

Vedettes

Jeanneau avait lancé une ligne New Concept l’année dernière avec un premier opus de 11m, la NC11. A mi chemin entre vedette et cabin cruiser nordique, la petite dernière NC9 a tout d’une grande sinon le prix. Cockpit terrasse et cabine de plain-pied sur la mer, banquette modulable, deux cabines indépendantes, un véritable petit loft mobile à la consommation très raisonnable et au design soigné. A l’autre bout de sa vaste gamme motonautique, Jeanneau a créé une marque prestige nommée… Prestige. Le savoir-faire vendéen, le goût inné pour l’innovation et l’immense expérience industrielle du groupe lui permettent d’attaquer aujourd’hui les vedettes de haut de gamme avec des arguments imparables !
 


NC9 - © Jeanneau

 

Bénéteau, le demi-frère de sang de Jeanneau, est tout aussi actif. Cette année, il dévoile deux nouvelles vedettes rapides, visant directement la concurrence italienne : les Flyer Gran Turismo 44 et 49. Dotée d’une innovante carène à steps, ces deux nouveautés attaquent le marché avec des performances brillantes, un design soigné et un prix qui l’est tout autant !


Bénéteau Flyer GT 49 - DR

 

Les grandes vedettes Prestige font un carton, et la nouvelle 500 Fly sera exposée au Nautic. L’occasion d’admirer le plus gros bateau à moteur du salon, et de comprendre comment les français gagnent chaque année des parts de marché partout dans le monde…
 


Prestige 500 - DR

Les principaux concurrents seront aussi présents dans le Pavillon 4, comme Sessa avec sa nouvelle Fly 40, Bavaria avec sa nouvelle Sport 43, Sealine, Faeton, Galeon : de l’Espagne à la Finlande en passant par les Etats Unis et la Turquie, toute l’offre sera réunie dans le Pavillon 4.



Sessa Fly 40 - DR

Trawlers

Les trawlers ont le vent en poupe, parce qu’ils correspondent mieux aux préoccupations économiques et environnementales des plaisanciers, et séduisent souvent les anciens adeptes de la voile avec des finitions et un comportement marin rassurant. Mais, il faut l’avouer, leurs performances relatives et leur roulis constituaient jusqu’à maintenant un handicap certain.

L’offre a donc évolué pour répondre aux nouvelles exigences : Bénéteau a lancé la série des Swift Trawlers, qui ont le look et l’habitabilité d’un Grand Banks tout en conservant les performances d’une bonne vedette rapide, puis d’autres ont exploré d’autres voies.

Fountaine Pajot, par exemple, qui propose ses Trawlers Catamarans avec des performances, une consommation, une stabilité et un volume qu’aucun monocoque ne peut égaler !

Puis il y eut le succès foudroyant du Greenline 33, un trawler new age propulsé par une motorisation hybride dopée aux panneaux solaires : 180 exemplaires vendus en quelques mois… Le nouveau Greeline 40 sera exposé à Paris, promettant encore plus d’espace pour un coût d’utilisation toujours aussi faible. A n’en pas douter, un nouveau succès à venir. Les Polonais de Delphia ont également lancé ce type de trawler à coque de voilier et faible motorisation, et les français ne sont pas en reste avec Range Boat qui propose dorénavant son excellent Range Boat 39 propulsé en hybride.