SALON NAUTIQUE DE
PARIS DÉCEMBRE 2011
Un Nautic 2011 sous le vent d’Ouest…
Le 51 e
Nautic est l’occasion de découvrir en
avant-première les grands événements que l’année 2012 nous prépare,
qu’il s’agisse des Tonnerres de Brest ou de l’étape à Lorient de la
Volvo Ocean Race, mais aussi de la Transat AG2R La Mondiale ou de la
course du Figaro. Ce vent du large a soufflé fort dans les
allées de la Porte de Versailles, comme pour éclaircir un horizon
parfois inquiétant, mais qui n’a pas vraiment altéré la créativité
des industries nautiques françaises. Dans les quatre Pavillons de la
Porte de Versailles, qu’il s’agisse de voile, de motonautisme,
d’équipements ou de tourisme, l’offre de nouveautés est toujours
très riche !
| Voile et Tourisme
(Pavillon 1)
Le Pavillon 1 accueille sous sa voûte les grands voiliers,
toujours nombreux cette année avec le CNB 60, les nouveaux
grands Bénéteau Sense 55 et Jeanneau Sun Odyssey 509, mais aussi
les premières mondiales comme celle du Dufour 36P. Les
principaux acteurs de la voile légère et la glisse s’exposent de
nouveau autour du bassin du Spot Nautic, sur lequel sont
organisées des démonstrations de sécurité ou des initiations à
la planche à voile, au Stand Up Paddle ou au wakeboard. Les
Allées du Grenelle de la Mer regroupent les projets
éco-responsables sélectionnés par le Ministère du Développement
Durable. Les grandes courses, comme l’AG2R La Mondiale ou la
Course du Figaro, présentent leurs programmes ou organisent
leurs remises des prix, et la Fédération Française de Voile
récompense cette année les meilleurs clubs. Le premier prototype de foiler conçu par Eric Tabarly est exposé près de
la Scène Nautic, tout comme la botte Aigle, icône bleue des
pontons qui fêtera ses 40 printemps en 2012 !
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| Motonautisme
(Pavillons 2.2 et 4)
Le motonautisme occupe l’intégralité du Pavillon 4, le 2.2 et
une partie du Pavillon 1 pour les semi-rigides. C’est dans ce
pôle que l’on pourra découvrir les dernières motorisations
économiques ou hybrides, les nouveaux moteurs hors-bords, les
spectaculaires Prestige 500 de Jeanneau, les très économiques Greenline, les nouvelles Bénéteau Gran Turismo ou encore les
innovants SmartBoat. Le Pavillon 2.2 accueille également les
remorques et les organismes de financement et d’assurance, bref
tous les acteurs qui permettent l’accès à la navigation !
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| Equipements
(Pavillon 2.1)
C’est une véritable caverne d’Ali Baba, où tous les
fabricants d’accastillages, d’électronique, les maîtres voiliers
mais aussi les dernières technologies d’hélices ou d’éoliennes
donnent rendez-vous aux plaisanciers. Le Showroom Equipement, au
milieu du Pavillon, regroupe une sélection de nouveautés lancées
en 2011, pour permettre aux visiteurs d’avoir un panorama
complet et rapide des principales innovations de l’année. Et
comme chaque marin a une maquette sur sa cheminée ou en rêve, un
bassin dédié au modélisme, spécialement équipé de ventilateurs,
est installé dans le Pavillon 2.1 (stand C101).
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VOILIERS
LES NOUVEAUTES DU NAUTIC 2011
La tendance la plus évidente, au regard des
nouveautés présentées au Nautic cette année, est la segmentation de
plus en plus précise du marché. Les grands voyageurs cherchent des
bateaux de voyage, les familles des bateaux de vacances spacieux,
les régatiers ne font plus beaucoup de compromis au confort, et les
épicuriens trouvent de plus en plus de vrais beaux bateaux conçus
exclusivement pour le plaisir des sens. Le voilier « à cinq pattes
», celui qui donnait un peu de satisfaction au plus grand nombre sur
le plus grand nombre de critères, semble avoir vécu. Le marché
arrive donc à maturité, avec des plaisanciers exigeants et sachant
de plus en plus précisément ce qu’ils veulent.
Il en va de même avec la location, dont l’offre
de destinations ne cesse de s’enrichir malgré un monde maritime lui
aussi incertain. Il est possible d’organiser tous types de
navigation, en flottilles, à la cabine, suivant ses envies et ses
besoins, et l’offre de bateaux à louer suit cette segmentation en
répondant au plus près à chaque demande. Par exemple, ceux qui ont
découvert les avantages du multicoque sous les tropiques, mais ne se
résignent pas à hisser les voiles, peuvent dorénavant louer de
grands catamarans à moteur. Et ceux qui aiment en découdre entre
trois bouées les week-ends pluvieux trouveront une flotte
pléthorique de voiliers de régate à louer.
Croisière
On pourrait penser que les voiliers de croisière représentent
encore le parfait compromis entre vitesse et confort. Mais en
détaillant les nouveautés de l’année, force est de constater que
s’ils marchent toujours mieux sous voiles, l’effort des concepteurs
a d’abord porté sur le confort, l’espace et la luminosité. Premiers
témoins de cette évolution, les nouveaux Océanis de Bénéteau,
41, 45 et 48 pieds de bien-être, comme si le bateau des vacances
devenait une vraie alternative à la résidence secondaire.
Cockpit-terrasse spacieux donnant de plain-pied sur la Grande Bleue
d’un côté, et sur la cabine-maison de l’autre, ouvertures
panoramiques, grandes cuisines. La série des Océanis bénéficie des
innovations développées pour les Sense, tout en gardant une
disposition d’aménagements plus classique et donc plus familiale.
Les Sense donc, qui ont fait sensation en 2010 en proposant les
atouts des catamarans sur une coque large et ouverte, dévoilent en
avant-première au Nautic le plus grand de la série, le 55. Immense
cockpit ouvert, manoeuvres du bout des doigts grâce au joystick, ce
véritable loft marin pour hédoniste est la vitrine du savoir-faire
français, mais surtout du numéro un mondial du secteur…
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Sense 55 - DR
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| Autre marque du groupe
Bénéteau, Jeanneau expose à Paris plusieurs nouveaux
croiseurs parfaitement aboutis dans sa gamme Sun Odyssey
: les 379, 439, 509 et 44DS, qui viennent compléter le 409 lancé
l’année dernière et qui avait décroché le titre de European
Yacht of the Year. Là encore, le savoir-faire vendéen fait des
ravages, dosant parfaitement innovations et design fluide avec
un rapport qualité/prix difficile à battre. Le 44DS, pour Deck
Saloon, est sans doute le voilier de 13m le plus abouti du
marché en terme de volume intérieur et de confort, grâce
notamment aux designers Olivier Flahault et Franck Darnet, tout
en restant un véritable voilier
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Sun Odyssey 44 DS - DR
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| Le challenger Dufour,
marque légendaire puisque Michel Dufour a véritablement inventé
la production de bateaux en polyester moderne, apportera à Paris
son nouveau 335 qui risque de faire sensation. Classique
jusqu’au bout de ses boiseries en moabi et son pont en teck, ce
petit croiseur dispose d’un grand cockpit muni de deux barres à
roues, comme les grands… et les astuces sont innombrables pour
optimiser l’espace sur un bateau qui reste avant tout joli et
bien fini. Même soucis du détail au chantier italien Grand
Soleil, allié de Dufour, qui présentera à Paris une
vision encore plus poussée du très beau croiseur classique avec
le nouveau 39, signé de l’architecte Claudio Maletto, qui s’est
illustré sur la Coupe de l’America.
Par ailleurs, Bavaria poursuit le
déploiement de ses gammes en segmentant les bateaux de sport et
de croisière. Dans cette dernière catégorie, le nouveau 50 pieds
fera le déplacement parisien, toujours signé par BMW
DesignWorks et par Bruce Farr pour la carène, prouvant qu’un
bateau très design
et moderne peut aussi être bon marché…
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Autre chantier haut de gamme
français, qui a déjà fait les grandes heures de la belle
plaisance hexagonale, Wauquiez dévoilera aux Parisiens
son nouveau Centurion 40S.2, évolution modernisée d’un grand
classique. Enfin, le légendaire chantier Amel, pionnier du tout
automatique et du tout compris, amènera à Paris son nouveau
grand 55 pieds, véritable engin de voyage à la ligne très
actuelle.
Chez les petits croiseurs aussi, les
nouveautés seront intéressantes. Citons le Biloup 26,
robuste biquille du chantier nordiste Wrighton, le nouvel
Ikone J doté d’une cabine un peu plus spacieuse, et des
évolutions du Django 770, des Malango d’IDB
Marine. Toujours plus malin, le Kerkena 7,6 avec ses
deux dérives relevables et son prix « canon », ou encore les
révélations polonaises que sont les Maxus, dont le
nouveau 21 est l’illustration que l’on peut faire de la vraie
croisière dans 6 mètres de coque et moins de 25 000 euros de
budget.
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Hanse 385 - DR |
Son compatriote et néanmoins concurrent Hanse présente
deux nouveautés, les 385 et 495, tous deux signés par Judel/ Vrolijk
et au design moderniste. Grands cockpits, doubles barres, panneaux
de pont flush-deck, aménagements tirés au cordeau, les voiliers
Hanse ont maintenant une forte identité.
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Dufour 36 pieds - DR
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Course croisière
Alors que les plaisanciers définissent de plus en plus
précisément leurs attentes, les chantiers répondent par une offre à
fort caractère. Dufour présentera en première mondiale son
nouveau Dufour 36 Performance, qui reprend tout l’ADN
esthétique et soigné du célèbre chantier rochelais, mais à la sauce
piquante. Grand bout dehors rétractable, franc bord modéré et ligne
superbe, construction soignée et légère en sandwich, rating
optimisé, le nouveau 36 doit séduire les quadras sportifs en manque
de sensations fortes et de longues glissades sous spi…
La concurrence sera féroce, venant de Croatie avec le nouveau
Salona 38, ou d’Allemagne avec le Dehler 41, dont le
chantier a été repris par Hanse, ou encore du Danemark avec
la nouvelle gamme performance de X-Yachts qui alignera les
récents XP38 et XP44. Et la bagarre sera d’autant plus
intense que le voilier de l’année est précisément dans cette
catégorie : Le J111, dessiné aux USA mais construit par J
Europe, est la nouvelle terreur entre trois bouées, et entend
bien mettre tout ce petit monde de la régate d’accord…
Plus petit, le nouvel Archambault A27 devrait lui aussi
être dévoilé en première mondiale au Nautic. Les ingrédients sont
les mêmes que pour les grands monotypes du chantier : construction
soignée, carène affûtée, prix contenu et plaisir maxi ! Ne doutons
pas que ce nouvel Opus sera un digne successeur du légendaire
Surprise…
Encore plus petit, comme quoi la vitesse et la régate sont à la
portée de tous, le nouvel Elan 210 fera ses premiers pas sur
les tapis rouges de la Porte de Versailles.
Multicoques
Il est de plus en plus difficile de faire entrer de gros
multicoques dans Paris : démonter les feux rouges, bloquer des
places et des avenues, contourner les trajets des tramways… Mais les
organisateurs du Nautic y parviennent encore ! Cette année, les
principaux acteurs seront bel et bien là, Lagoon avec son
très réussi 400, qui est un véritable succès commercial et en
location, et Fountaine-Pajot avec le dernier Lipari,
coeur de gamme du constructeur pionnier de la spécialité. Ce
chantier s’est d’ailleurs lancé un défi écologique enfin accessible
: rendre l’ensemble de sa gamme positive en énergie douce, ce qui
veut dire pouvoir se passer complètement des hydrocarbures.
Il n’y a pas que les gros catamarans, il y a aussi les petits,
souvent bien conçus et rapides comme le Rackham 26 dessiné
par Eric Lerouge. Et de nombreux petits trimarans bretons, qui ne
pourraient renier leurs origines tant leur évolution exprime la
compétition océanique née dans leur région : les Astus 18.2
et le tout nouveau 20.2 signé Perspective Design, un
cabinet d’architectes qui a collaboré à quelques projets de grands
multicoques de course. Ce petit bolide aura fort à faire face au
nouvel Accesse 6, développé par Tricat, le chantier
concurrent et pourtant voisin d’Astus.
Enfin, pour rêver de grands horizons parcourus à la vitesse du
vent, le Nautic permettra de découvrir les grandes lignes du
prochain Outremer 5X, qui sera mis à l’eau dans quelques
semaines entouré d’une sacrée brochette de fées : VPLP (VanPeteghem
/ Lauriot Prevot) pour les carènes, soit les architectes les plus
titrés de l’histoire du multicoque, Michel Desjoyeaux pour le plan
de pont, soit le skipper ingénieur le plus titré de l’histoire de la
voile, Franck Darnet et Patrick Le Quément pour le design, soit deux
grands noms du yachting et du design automobile.
Pour le plaisir
Et puis il y a des bateaux conçus exclusivement pour le plaisir
des yeux, d’un toucher de barre exceptionnel, d’une finition d’un
autre temps… Et ils sont nombreux ! Après les Class2M d’Antoine
Fritsh et le Requin, revisité par So Much Yaching,
les magnifiques Tofinou, Alphena et autres merveilles
de Franck Roy, dont le Joli Morgane qui fera reluire
ses acajous Porte de Versailles, on pourra découvrir le superbe
Leggero L8 construit par Alexandre Genoud. Une luge au design
éblouissant !
Voile Légère
Sur le marché décidemment très concurrentiel des catamarans de
sport, Hobie Cat règne en maître depuis les coques bananes
historiques des HC14 et 16 jusqu’aux derniers
Wildcat et H+ de Philippe Starck. La concurrence n’est
pourtant pas en reste, comme en témoigne le nouveau Spitfire +
ou encore le Nacra F16 signé Morelli/Melvin, qui viennent
contester les ténors comme le Viper. Ils seront de toute
façon tous au salon !
MOTONAUTISME
LES NOUVEAUTES DU NAUTIC 2011
En 2011, année pourtant marquée par une morosité
ambiante, le Nautic premier salon du motonautisme grand public
fait pourtant le plein de nouveautés avec des tendances très
affirmées et des bateaux qui n’ont jamais été aussi attirants,
soignés, innovants et surtout cohérents, tout en soignant leurs
couleurs ! Il suffit de découvrir le petit Glastron GT160, le
nouveau Rhéa Open 23 ou l’impressionnante Prestige 500 Fly pour que
la grisaille de l’hiver se disperse subitement !
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Glastron GT 160 - DR
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Une des tendances les plus évidentes dans le motonautisme grand
public est le retour des moteurs hors-bords, sur des tableaux
arrière de bateaux de plus en plus gros, comme aux USA. Plusieurs
raisons à ce retour en grâce. Tout d’abord, les moteurs modernes ont
fait des progrès considérables en matière de réduction de
consommation et de rejets, jusqu’à 50% de mieux en quelques années.
Ensuite, les plaisanciers réalisent que l’amortissement d’un moteur
diesel n’est réaliste qu’au delà d’un grand nombre d’heures moteur,
et le prix du diesel dans les ports n’est plus attrayant. Enfin et
surtout, les budgets d’achat, d’installation et d’entretien sont
incomparables.
Moteurs
L’offre de moteurs hors-bords n’a jamais été aussi riche et,
comme l’ensemble du nautisme, elle est tout autant segmentée. Témoin
de cette tendance, le nouveau 150 cv 4t de Mercury, qui vient d’être
récompensé par le prix de l’innovation de l’IBEX (International
Boatbuilders Exhibition). Il s’agit du troisième moteur de 150 cv du
constructeur américain, aux côtés d’un deux temps à injection
directe Optimax, nerveux et sportif, et d’un 6 cylindres à
compresseur Verado, silencieux et sophistiqué. Ce nouveau moteur est
le plus léger et le plus économique des moteurs 4t du marché. Chaque
type de bateau, du semi-rigide à la petite vedette bi-motorisée,
trouvera ainsi chaussure à son pied et à son budget.
Il reste une marque européenne de hors-bords, qui utilise les
réputés blocs moteurs
Yamaha tout en
y apportant sa patte italienne : Selva.
Cette année, la marque présente une évolution XSR de ses moteurs 60,
115 et 150 cv, des quatre temps qui gagnent un sérieux coup de fouet
grâce à un travail en profondeur sur leur couple.
Selva
lance également une
série de nouveaux petits moteurs de 5,6 et 8 cv, toujours carrossés
de blanc. Quand l’élégance emballe la fiabilité japonaise et la
fougue italienne…
Tous les constructeurs tentent de rationnaliser leur production,
tout en étant présents sur l’ensemble du marché. Si
Selva utilise
des mécaniques Yamaha,
les autres marques ont toutes recours à des croisements de
mécaniques entre elles. Evinrude,
la célèbre marque américaine reprise par
Bombardier et qui a développé la
technologie E-Tec (3 ans sans entretien !) sur ses gros moteurs, se
rapproche ainsi du japonais Tohatsu
pour offrir une gamme de petite
puissance.
Semi-rigides
Leader mondial du secteur, Zodiac réorganise ses
gammes et productions de semi-rigides. Les séries Pro sont désormais
disponibles avec des configurations à la carte, où le client pourra
choisir ses équipements, la couleur et les matériaux utilisés pour
les flotteurs. Plus haut en gamme, Zodiac développe sa gamme Medline,
en améliorant l’ensemble de l’ergonomie et du design et en adoptant
des flotteurs en hypalon-néoprène. La concurrence italienne n’a qu’à
bien se tenir, d’autant plus que le constructeur français enfonce le
clou en déployant toute une gamme N-Zo, au design caractéristique
signé par Vittorio Garroni.
L’autre grand acteur du marché des semi-rigides, Valiant
(Filiale de Brunswick), réagit en modernisant le design de ses
bateaux et celui de son logo, tout en conservant un rapport
qualité-prix très agressif. Les bateaux sont souvent offerts en
package avec les excellents moteurs Mercury/Mariner du groupe et un
équipement complet. Là encore, Valiant divise son offre en deux
lignes de produits, Sport et Confort, pour répondre au plus près de
la demande.
Les autres Français restent très actifs et créatifs, comme
3D Tender qui présente
un FX 588 doté
d’une étrave perce vague et d’une carène signée Tanguy Le Bihan, ou
encore ProMarine qui dévoilera au Nautic un nouveau Manta 680 venant
épauler l’excellent Manta 795, tout comme les très professionnels Zeppelin et Sillinger, avec
le magnifique 900 XL. Autre acteur montant du semi-rigide, la marque
Caribe s’était taillée une solide réputation chez les voyageurs au
long cours pour ses annexes increvables. Elle développe aujourd’hui
trois gammes clairement segmentées, avec
Caribe pour les robustes bateaux en
hypalon, Highfield pour les semi-rigides à coque aluminium (3
nouveaux modèles dévoilés), et Seaclonic pour les premiers prix. A
l’autre bout du marché, les esthètes pourront admirer le UFO U69,
semi-rigide High tech en carbone conçu par Xavier Pillet.
Et toujours l’impressionnante armada italienne, avec les nouveaux
grands Nuova Jolly et Black Fin, Joker Boats, les étonnants ZAR, les
BWA, Capelli, Pirelli et autres Sacs… Même si les Français ont bien
l’intention de les attaquer sur le terrain du très beau semi-rigide,
les transalpins possèdent une expérience et un savoir-faire
remarquables !
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Zodiac - DR
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Opens, runabouts et sundecks
Jeanneau est sans doute le chantier le plus représentatif de la
dynamique française en motonautisme, notamment avec sa gamme Cap
Camarat, dont les premiers exemplaires avaient permis aux frères d’Aboville
de remporter le rallye Niamey-Bamako… Il y a déjà 25 ans ! Cette
année, le chantier des Herbiers présente une gamme ultra complète,
avec de nombreuses variantes de plans de pont, et dévoilera au
Nautic son nouveau Cap Camarat 8.5 CC
qui vient directement affronter les
jolis Flyers de Bénéteau.
Le groupe Brunswick avait entamé l’année dernière le
renouvellement de sa gamme
Quicksilver, en faisant appel au designer
britannique Carsen Astheimer, ancien collaborateur de Pininfarina.
Le succès a été immédiat, et la gamme continue à se développer avec
cette année un nouveau 645 Cabin qui sera à Paris aux côtés de
toutes les autres nouveautés Quicksilver. Les nouvelles Galia 700SD
et ST Boats seront quant à elle les représentantes de l’industrie
espagnole.
L’autre grand acteur du marché des semi-rigides,
Valiant
(Filiale de
Brunswick), réagit en modernisant le design de ses bateaux et celui
de son logo, tout en conservant un rapport qualité-prix très
agressif. Les bateaux sont souvent offerts en package avec les
excellents moteurs Mercury/Mariner du groupe et un équipement
complet. Là encore, Valiant divise son offre en deux lignes de
produits, Sport et Confort, pour répondre au plus près de la
demande.
Les autres Français restent très actifs et créatifs, comme
3D Tender qui
présente un FX 588
doté d’une étrave perce vague et d’une
carène signée Tanguy Le Bihan, ou encore
ProMarine qui dévoilera au Nautic
un nouveau Manta 680
venant épauler l’excellent Manta 795,
tout comme les très professionnels
Zeppelin et
Sillinger,
avec le magnifique 900 XL. Autre acteur montant du semi-rigide, la
marque Caribe s’était taillée une solide réputation chez les
voyageurs au long cours pour ses annexes increvables. Elle développe
aujourd’hui trois gammes clairement segmentées, avec
Caribe pour les robustes
bateaux en hypalon, Highfield
En 2010, on avait noté la présence au Nautic des présidents des
plus grands chantiers nord-américains, qui considèrent désormais la
France comme un marché pilote. Et ils tentent un nouveau
débarquement, le niveau du dollar étant inversement proportionnel à
leur légendaire image de marques. Ils jouent de plus une carte
vintage de bon aloi, et l’offre devient alléchante :
Glastron
présente son très beau GT 160,
petit roadster à la finition splendide signé Christophe Lavigne,
Bayliner
expose le nouveau
175 à un tarif
canon, Sea Ray
fait de même avec les très classiques
185 SPE
et 190 SO et
Boston Whaler attaque avec un
petit Sport 170.
Du côté des Open, Pursuit exposera son petit dernier, le ST 310.
Cabin cruisers et Pêche-promenades
Encore une spécialité française, le pêche promenade est
presqu’une chasse gardée des deux spécialistes Bénéteau et Jeanneau.
Le premier présente les nouvelles Antarès 7.80 et 8.80, et une
interprétation du fishing scandinave baptisée Barracuda 9, toutes
motorisées en hors-bord pour réduire leurs budgets comme le veut la
tendance du moment. La nouvelle Barracuda démontre que le géant
français s’attaque désormais aux niches, même si elles sont tenues
solidement par des spécialistes reconnus comme Targa ou Nordstar,
mais avec des prix Bénéteau ! Botnia Marin expose d’ailleurs sa
toute nouvelle Targa 32, véritable 4X4 des mers et vitrine du
savoir-faire réputé de la marque.
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Bayliner 175 - DR
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Chez les petits chantiers français, et pour faire face à ces
géants du motonautisme, on joue la carte de l’innovation ou de
l’artisanat haut de gamme : Rhéa Marine, reconnu pour la
finition et la qualité de ses bateaux au profil de vrais chalutiers,
dévoile au Nautic un nouvel opus ultra chic : l’Open 23. Il
verra, dans la même philosophie de très haut de gamme à la
française, le retour du Nantucket, désormais construit par
Armor Boat, et les dernières versions des très chics canots
Bahama, construits sur l’île de Ré.
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Bénéteau Antarès 7.80 - DR
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Quant au SmartBoat, l’étonnant open signé par Vincent
Lauriot Prevot (sans doute l’architecte le plus titré en bateaux de
course océanique !), il poursuit sur son succès avec une recette
simple : un design épuré digne des plus prestigieux runabouts pour
un coût d’utilisation inférieur aux autres bateaux classiques. Sa
carène très évoluée lui permet en effet de se passer d’une forte
puissance, et même de proposer cette année une version électrique…
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Bénéteau Antarès 8.80 - DR
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Et puisqu’on est les doigts dans la prise, on ne manquera pas au
Nautic les dernières productions de Tanguy Le Bihan et d’E3H,
véritables pionniers du bateau électrique, et l’ensemble des
productions de l’AFBE, Association Française du Bateau Electrique,
toujours à la pointe des solutions propres et silencieuses.
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Barracuda 9 - DR
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Chez Jeanneau, les nouveautés s’appellent Merry Fisher
755 HB et 855 HB, encore du hors-bord donc. La 855
s’inspire des innovations développées sur la gamme New Concept, en
proposant un vaste espace de vie avec deux cabines indépendantes et
une porte de coursive comme sur les gros bateaux de pêche. Un mix
intelligent et dans l’air du temps, permettant d’aller pêcher loin
ou d’emmener toute la famille en croisière, tout en restant dans des
budgets raisonnables.
La concurrence ne se laisse cependant pas
distancer, à commencer par les autres spécialistes français comme B2
Marine, Ocqueteau qui présente ses nouveaux 705 et
585, ou encore Guymarine avec sa dernière version de l’Antioche
700. Et puisque le hors-bord revient en force, même le très chic
Rhéa 730 s’y met pour offrir une solution plus économique.
Enfin, Quicksilver, ST Boats, Galia, Karnic,
Rodman, les nouveaux Parker et tous les autres
exposeront leurs dernières évolutions et nouveautés.
Vedettes
Jeanneau avait lancé une ligne
New Concept l’année dernière avec un premier opus de 11m, la
NC11. A mi chemin entre vedette et cabin cruiser nordique, la petite
dernière NC9 a tout d’une grande sinon le prix. Cockpit
terrasse et cabine de plain-pied sur la mer, banquette modulable,
deux cabines indépendantes, un véritable petit loft mobile à la
consommation très raisonnable et au design soigné. A l’autre bout de
sa vaste gamme motonautique, Jeanneau a créé une marque prestige
nommée… Prestige. Le savoir-faire vendéen, le goût inné pour
l’innovation et l’immense expérience industrielle du groupe lui
permettent d’attaquer aujourd’hui les vedettes de haut de gamme avec des arguments
imparables !
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NC9 - © Jeanneau
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Bénéteau ,
le demi-frère de sang de Jeanneau, est tout aussi actif. Cette
année, il dévoile deux nouvelles vedettes rapides, visant
directement la concurrence italienne : les
Flyer Gran Turismo 44 et 49.
Dotée d’une innovante carène à steps, ces deux nouveautés attaquent
le marché avec des performances brillantes, un design soigné et un
prix qui l’est tout autant !
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Bénéteau Flyer GT 49 - DR
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Les grandes vedettes Prestige font un carton, et la
nouvelle 500 Fly sera exposée au Nautic. L’occasion d’admirer
le plus gros bateau à moteur du salon, et de comprendre comment les
français gagnent chaque année des parts de marché partout dans le
monde…
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Prestige 500 - DR |
Les principaux concurrents seront aussi
présents dans le Pavillon 4, comme Sessa avec sa nouvelle
Fly 40, Bavaria avec sa nouvelle Sport 43, Sealine,
Faeton, Galeon : de l’Espagne à la Finlande en passant par les
Etats Unis et la Turquie, toute l’offre sera réunie dans le Pavillon
4.
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Sessa Fly 40 - DR
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Trawlers
Les trawlers ont le vent en poupe, parce qu’ils correspondent
mieux aux préoccupations économiques et environnementales des
plaisanciers, et séduisent souvent les anciens adeptes de la voile
avec des finitions et un comportement marin rassurant. Mais, il faut
l’avouer, leurs performances relatives et leur roulis constituaient
jusqu’à maintenant un handicap certain.
L’offre a donc évolué pour répondre aux nouvelles exigences :
Bénéteau a lancé la série des Swift Trawlers, qui ont le look et
l’habitabilité d’un Grand Banks tout en conservant les performances
d’une bonne vedette rapide, puis d’autres ont exploré d’autres
voies.
Fountaine Pajot, par exemple, qui propose ses Trawlers
Catamarans avec des performances, une consommation, une
stabilité et un volume qu’aucun monocoque ne peut égaler !
Puis il y eut le succès foudroyant du Greenline 33, un trawler
new age propulsé par une motorisation hybride dopée aux panneaux
solaires : 180 exemplaires vendus en quelques mois… Le nouveau
Greeline 40 sera exposé à Paris, promettant encore plus d’espace
pour un coût d’utilisation toujours aussi faible. A n’en pas douter,
un nouveau succès à venir. Les Polonais de Delphia ont
également lancé ce type de trawler à coque de voilier et faible
motorisation, et les français ne sont pas en reste avec Range Boat
qui propose dorénavant son excellent Range Boat 39 propulsé
en hybride.
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