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En Bref

 

 

Google/Le Figaro

Florence, épicentre de la mode masculine

La richesse architecturale de la cité toscane et la fréquentation exponentielle de son salon Pitti Uomo incitent de plus en plus de marques à y présenter leurs collections.

The place to be! Chaque année un peu plus, le Pitti Uomo, ce salon international consacré à la mode masculine, est l'épicentre des énergies nouvelles du secteur. À la Fortezza da Basso, plus de 1200 marques présentent leurs collections desquelles ressortent, à la fois, les tendances majeures de la saison (printemps-été 2019) en termes de style et d'évolution du marché. Cette édition, par exemple, marque l'émergence de griffes dédiées aux loisirs de grand air, loin du cœur trépidant des métropoles, coupé du monde d'Internet, où l'on cherche à se reconnecter avec la nature et, par extension, adopter une consommation responsable, dans l'air du temps. C'est aussi Florence qu'a choisie Remo Ruffini, le PDG de Moncler, pour dévoiler le premier volet de son nouveau dispositif créatif, Moncler Genius, soit sept collections signées par autant de designers et faisant l'objet d'un lancement spécifique dans une ville en résonance avec le projet. Ainsi, mercredi, le vestiaire de Hiroshi Fujiwara était commercialisé, en tandem avec le site d'e-commerce matchesfashion.com

Les chiffres non définitifs de la 94e édition du Pitti Uomo, qui a fermé ses portes hier, parlent de 30.000 visiteurs en quatre jours. Cette affluence d'acheteurs professionnels du monde entier est dopée par un nombre croissant de rendez-vous en marge du salon, orchestrés dans cette cité toscane, formidable musée à ciel ouvert. À l'heure où de nombreuses griffes «événementialisent» leur show croisière dans des lieux à forte curiosité architecturale, il suffit ici de sortir des sentiers battus touristiques, de s'éloigner du ponte Vecchio ou de pousser la lourde porte d'un palazzo pour tomber sur un décor à couper le souffle. Moncler a investi le Museo nazionale del Bargello, qui abrite le plus grand nombre de sculptures d'Italie. Brunello Cucinelli donnait un dîner pour 450 convives au Tepidarium del Roster, des serres majestueuses datant de 1880. Birkenstock défilait aux Torrigiani Garden, plus grand jardin privé au cœur d'une ville européenne. COS présentait sa nouvelle ligne Soma dans le péristyle de l'ancien orphelinat Istituto degli Innocenti, sous forme de performance avec le chorégraphe Wayne McGregor. Quant à l'exposition «Fanatic Feelings» sur les relations entre le football et la mode, elle se tient jusqu'au 22 juillet au Complesso di Santa Maria Novella, récemment restauré et encore jamais ouvert au public.

Mercredi soir, Roberto Cavalli dévoilait la première collection homme de Paul Surridge sur les hauteurs de la capitale toscane, à la Certosa di Firenze, n'abritant plus que quatre moines cisterciens. Si la griffe est originaire de la cité, son directeur artistique cherche à lui apporter un second souffle, loin de ses racines. Du moins, à distance de ses imprimés animaliers, de son glamour outré et de ses dégaines souvent too much par le passé. L'Anglais, qui a réalisé une grande partie de sa carrière dans la mode masculine, réinterprète les motifs fauve en jacquards ton sur ton, en impressions floutées et en mailles aiguillées sur des formes empruntées au sportswear. La silhouette est plus spontanée et dynamique. Plus jeune, aussi. Des looks poussent le jeu des superpositions de dessins à l'excès, sans retomber dans les clichés. Ils renvoient davantage à la culture streetwear qu'aux dégaines des flambeurs de la Riviera italienne.

Entre pièces spectaculaires et portables
Le Japonais Fumito Ganryu lance sa marque en solo, après avoir gravité dans la galaxie Comme des Garçons. Son dressing détourne, lui aussi, les modes vestimentaires de la jeunesse. Ses mannequins portent une capuche cachant la moitié du visage. Les coupes sont amples, très amples, façonnées dans des matériaux tirés des sports aquatiques. Mailles sandwich façon combinaisons de plongée, Nylon technique se gonflant d'air comme des voiles, tissus translucides et jerseys épais composent sa proposition à la fois urbaine et cocooning.

Créateur invité cette saison, le Britannique Craig Green n'a jamais connu une telle assistance à son show du temps où il défilait à Londres. À la nuit tombée dans le Giardino di Boboli, ses premières silhouettes faufilées de cordon semblent une révision de son style dont le public n'est pas forcément familier. Puis, des superpositions de formes comme les différents patrons d'un vêtement, dessinent des motifs graphiques. Certains looks sont très voyants. D'autres plus discrets. Cette collection balance bien entre pièces spectaculaires et portables, à l'image de celles de nombreux designers conviés à défiler à Florence. L'invitation du salon étant l'occasion ou jamais de transformer le succès médiatique en réalité commerciale

 

 

 

Google/actu.fr

Mode : sur la plage, la robe sera votre atout séduction

Cet été, fouler le sable, franchir quelques rochers, arpenter les allées de palmiers avant de descendre vous baigner... Tout cela, vous le ferez en robe !

Certes, il y aura toujours les plus jeunes et les inconditionnelles pour sortir de leur sac un short coloré, plutôt ample, et un gracieux petit haut, tout en dentelle, épaules dénudées et nouage élaboré. Idem pour la délicieuse salopette… Tenues pratiques par excellence, elles ne perdent rien de leur côté punchy, faciles à porter du matin au milieu d’après-midi (et pas au-delà !).

En revanche, il est certain que sur le podium des succès cette saison, elles vont se faire doubler par la robe. Dans toutes ses déclinaisons, celle-ci séduit, irrésistible d’agrément, de fluidité, de transparence, adoptant toutes les coupes possibles pour offrir des allures différentes.

Classique tenue balnéaire, la tunique joue l’aisance comme la grâce lorsque la taille est serrée. Elle dévoile magnifiquement les jambes et on apprécie son dynamisme.

Les jambes sont également mises en valeur par les robes longues dont beaucoup cette année sont fendues, et très haut. Les épaules, elles, sont dénudées par les nombreux bustiers.

Au chapitre exotique, paréo et fouta, à draper avec art, continuent sur leur lancée mais se voient concurrencer par le caftan, façon ample chemise, que l’on retrouve dans nombre de collections.

 

 

 

Google/Les Échos

LVMH renouvelle ses créateurs pour séduire l'homme de demain

Ces derniers mois, le géant mondial a changé quatre directeurs artistiques pour sa mode masculine. Recrutements extérieurs, mouvements internes, LVMH veut parler aux nouvelles générations.
C'est parti pour les défilés masculin. Du 19 au 24 juin, la Fashion Week de Paris va dévoiler les silhouettes hommes pour le printemps-été 2019. Un marché de plus en plus ciblé par les groupe de luxe, comme en témoigne le mercato des directeurs artistiques chez LVMH. En trois mois, le numéro un mondial du luxe (propriétaire des « Echos ») a renouvelé quatre créateurs pour ses collections masculines. Deux recrutements externes ont eu lieu pour Louis Vuitton et Céline, avec l'arrivée de Virgil Abloh et d'Hedi Slimane. Et un jeu de chaises musicales chez Dior et Berluti, avec la nomination de Kris Van Assche et Kim Jones. « Un mouvement intragroupe pour des directeurs artistiques, c'est inédit, relève Floriane de Saint-Pierre, fondatrice de cabinet de recrutement éponyme, spécialisé dans le luxe. Cela montre la volonté de LVMH de conserver ses talents ».
Le streetwear, une tendance forte
L'enjeu est de profiter d'un marché de l'homme qui se développe au niveau mondial, avec des tendances fortes. Selon  la dernière étude du cabinet Bain , le « style streetwear a connu une croissance exceptionnelle en 2017 ». Et il va rester « un levier-clé pour attirer de nouveaux clients ». Le phénomène des baskets a ainsi gagné le secteur. « L'homme est un relais de croissance, en particulier en Asie, souligne Patricia Romatet, de l'Institut français de la mode.

 

 

Google/Femme Actuelle
QVC : une expérience shopping unique pour acheter malin

Vous êtes à la recherche des dernières tendances mode, beauté, bijoux ou maison à prix attractifs mais sans compromis sur les conseils ? Découvrez une adresse shopping hors pair pour faire vos soldes d’été autrement.

Alliant les avantages de sa chaîne de télé-achat et la praticité de son site marchand (tous deux accessibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7), QVC vous invite à vivre une nouvelle expérience shopping pour tous vos achats mode, bijoux, accessoires mais aussi beauté ou équipement pour la maison. Grâce à une sélection de marques triées sur le volet pour leur qualité et leur capacité à être au top des tendances, c’est le rendez-vous malin des femmes exigeantes.

L’atout d’un shopping avec QVC ? Vous n’êtes pas livrée à vous-même pour trouver les pièces mode qui sont faites pour vous, les cosmétiques trendy à tester d’urgence et les ustensiles incontournables du moment. Il suffit d’allumer votre télé ou de vous connecter sur le site qvc.fr pour faire le plein de conseils dans une ambiance conviviale grâce aux vidéos de l’équipe d’experts QVC. Ces derniers vous livrent tous les secrets des vêtements, des bijoux et des nouveaux indispensables de la salle de bain ou de la cuisine qui vous ont séduit lors d’une émission ou sur l’e-shop de la marque pour éviter les mauvaises surprises à la réception de vos colis. C’est un peu comme faire du shopping entre copines mais avec le regard avisé d’un styliste, d’un make-up artiste, d’un expert, d’un décorateur ou d’un chef ! Une aubaine quand on est avide de nouveautés mais qu’on ne veut pas risquer d’acheter n’importe quoi.

Des sélections mode pour être tendance à coup sûr !

Sur le site proposant de nombreuses marques tendance ainsi que quelques créateurs, on retrouve surtout une jolie sélection pour les modeuses. QVC a déniché pour vous les robes, tops, pantalons, chaussures et sacs indispensables de la saison chez les plus belles marques. Parmi elles, vos préférées et frenchies à l’instar de Naf Naf, Devernois ou Damart et d’autres venues d’ailleurs, à découvrir pour renouveler votre dressing avec des pièces que vous ne trouverez pas partout. Fini le temps ou vous étiez habillée comme votre voisine ou votre collègue de bureau !

Et pour ne rien gâcher au plaisir de votre shopping en ligne, chaque vêtement et accessoire s’accompagnent d’une fiche produit ultra complète. Elle contient des infos pratiques comme la longueur de la robe tendance que vous convoitez, exprimée pour chaque taille disponible afin d’être sûre qu’elle tombera parfaitement quelle que soit la vôtre. Sans oublier le vrai plus QVC : une vidéo d’expert mode pour découvrir chaque pièce dans le détail et profiter d’un coaching sur-mesure. En quelques minutes, vous découvrez si elle convient à votre silhouette, comment la porter pour être élégante ou l’accessoiriser selon les occasions, et même des astuces d’entretien pour en prendre soin. De quoi rassurer les indécises et celles qui ont du mal à trouver leur style ou les vêtements qui flatteront à coup sûr leur morphologie. Malin non ?


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Informations communiquées par Business France

Japon/Shop-list lance un moteur de recommandation

Le site de vente en ligne Shop-List.com ( https://shop-list.com/women/svc/guide/Welcome/ ), spécialisé dans le prêt-à-porter et les accessoires, a lancé un nouveau moteur de recherche de recommandations développé avec des spécialistes de l'intelligence artificielle. Cette plateforme présente aux utilisateurs des produits similaires à des photos d'articles qu'ils ont consultés ou achetés précédemment.

Plutôt que de trier les recommandations à l'aide des catégories et balises, le programme analyse les images selon les couleurs, les styles et même les coupes, puis met les résultats en correspondance avec les images similaires de la base de données. Contrairement à ce que d'autres moteurs de recommandation proposent, il ne s'agit pas seulement présenter des articles similaires et du même type  (par exemple présenter une robe d'un style proche), mais plutôt proposer des chaussures ou un chapeau qui pourrait bien compléter la tenue.

Comme le système utilise l'analyse d'image, des recommandations inédites sont présentées, ce qui est idéal pour les magasins en ligne du secteur de la fast fashion et les centres commerciaux, puisque beaucoup de stock. Crooz ( https://crooz.co.jp/en/ ), l'entreprise qui a développé Shop-List, a testé le programme en mars puis a mis en place le nouveau système le mois dernier.

L'IA a été développée par Scigineer (une filiale cotée de Softbank, et un spécialiste des solutions d'IA visuelles sous la marque Deqwas Vision (www.deqwas.com/service/vision.html ). Le même système a été récemment installé dans le centre commercial Magaseek (www.magaseek.com/top/index/tp_1 ). Crooz affirme avoir observé des résultats encourageants lors des essais et espère que les ventes augmenteront en conséquence.
Business France /HORI Akiko

 

 

 

Allemagne/Wellner, un exemple de magasin qui a su profiter de la vente en ligne

La fédération du e-commerce et de la vente à distance (bevh) a annoncé qu’au cours du premier trimestre 2018, la vente en ligne a enregistré une progression de + 10,6 % par rapport au premier trimestre 2017. Avec une valeur annuelle de 11,8 milliards d’euros (2017), le segment « habillement » arrive en tête devant l’électronique et les télécommunications, l’informatique et la chaussure.

Faisant face à des contraintes budgétaires et logistiques, beaucoup de détaillants allemands de petite ou de moyenne taille éprouvent des difficultés pour profiter de cette croissance. Un magasin spécialisé a cependant décidé de prendre « sa part du gâteau » en faisant preuve de beaucoup de créativité.

Le magasin Wellner (3 800 m² )https://wellner.modehaus.de, détenu par l’entreprise Wellner - das Modehaus GmbH & Co. KG (Hesse, sud de Hanovre) a été créé en 1928 et se situe dans la ville de Hameln (58 000 habitants). Son Dirigeant, Holger Wellner (4ème génération), a mis en place un système hybride entre la vente physique et la vente en ligne qui a permis de compenser la baisse de 2 % du chiffre d’affaires observé dans le magasin. Au cours des dernières années il a accumulé de nouvelles connaissances transformées en solutions très concrètes.

Le stock physique du magasin est complètement relié au stock en ligne et géré par le logiciel Magento, https://magento.com

Pour son site internet, le magasin ne fait pas de photos des articles lui-même mais utilise celles des fournisseurs. Ainsi,  la moitié des 60 000 articles du magasin est disponible en ligne. Inversement certains articles sont disponibles en ligne mais pas dans le magasin physique : monsieur Wellner a mis en place un partenariat avec les marques Brax et Falke afin d’être relié à leurs stocks et d’en faire la promotion sur son site. Ainsi le client consultant le site du magasin ne s’en rend pas compte. Les commandes sont automatiquement passées chez ces deux marques et sont envoyées au magasin. Au cours des prochaines années ce type de coopération sera élargi à une vingtaine de fournisseurs. Avec les deux marques pionnières le partenariat va encore être approfondi puisque les articles seront directement envoyés au client par le fournisseur mais dans un paquet neutre. Les adresses des clients restent la propriété du magasin Wellner ; un contrat le relie à ses fournisseurs et stipule qu’après leur utilisation les données sont détruites.

Les commandes passées en ligne sont automatiquement imprimées au poste de caisse, dans le magasin, où les employés ont la charge de les préparer en s’alimentant avec le stock du magasin. Les articles récoltés sont scannés en caisse ce qui permet une actualisation instantanée du stock.

Ce travail est effectué par des employés qualifiés, qui connaissent les articles, savent où ils se trouvent, alors que parmi les grands acteurs de la vente en ligne il est accompli par des personnes sous-qualifiées et peu rémunérées. Monsieur Wellner a pourtant réalisé un test en faisant appel à des apprentis ; le taux d’erreurs et le temps d’exécution étant trop élevés, il est revenu à sa solution initiale.

Les employés de la logistique préparent les expéditions qui quittent le magasin le jour même via un transporteur. Le taux de retour est de 30 à 40 %. Les articles retournés sont vérifiés par le personnel de la surface de vente et remis dans les rayons.

Monsieur Wellner refuse de collaborer avec Google pour arriver en tête des résultats du moteur de recherche mais utilise les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, site du magasin, newsletter) pour atteindre des clients régionaux. Il présente régulièrement son modèle hybride dans de nombreuses conférences afin de convaincre d’autre détaillants.
Business France
/GUÉRIN Laurent
 




 

Chine/Comment les marques chinoises de mode s’adaptent aux évolutions du marché ?

Alors que les marques étrangères luttent pour s’adapter aux très rapides changements du marché du luxe chinois, les marques locales sont elles aussi lancée dans cette compétition. Voici les 5 façons de s’adapter.

1. Les marques locales de luxe vont s’emparer du marché international

Avec une persistante déconnexion culturelle, les marques internationales ne peuvent pas entièrement satisfaire l’appétit des consommateurs chinois. Cette lacune laisse de réelles opportunités pour les marques locales qui peuvent mettre en avant leur identité chinoise, sans pour autant se faire au détriment de leur croissance sur les marchés étrangers.

Yisheng Yan, partenaire du fonds d’investissement IDG Capital, prédit que la Chine verra un nombre croissant de talents capables de créer des équivalents locaux de grandes marques internationales telles que IKEA, Muji ou L’Oréal. La mode étant un univers particulièrement sensible aux reflets de sophistication culturelle, l’enjeu est de réinterpréter les caractéristiques culturelles chinoises pour un public international afin de renforcer la valeur des marques auprès des consommateurs locaux.

La créatrice de haute couture Grace Chen déclare à propos des défis à affronter pour créer une marque chinoise : « Un créateur français demanderait-il ce qu’est une caractéristique de la création française ? Non, parce qu’il estime que les caractéristiques du design français sont globales ». Puisque la culture chinoise est encore peu reconnue au niveau mondial, elle souligne donc l’importance de connecter les éléments de cette culture chinoise avec un public à la fois local et international.

2. Diversifier les marques locales de streetwear

La consommation de streetwear en Chine a entre 2015 et 2017 augmenté 3,7 fois plus vite que les autres styles de mode. Le streetwear est devenu un investissement tendance, largement popularisé par les médias et notamment la télé-réalité.

Les experts du secteur s’accordent à dire que l’offre locale est cependant nettement en retard et a laissé jusqu’à présent la voie libre aux marques internationales. San Ren, fondateur de la marque streetwear SMFK indique que la plupart des acteurs locaux proposent la même offre et les mêmes produits de base comme le t-shirt.

Selon lui, une des principales raisons pour lesquelles les marques chinoises n’arrivent pas à s’imposer face à leurs concurrentes américaines, françaises ou japonaises vient du fait d’un manque de diversité dans les expériences des créateurs. Cela notamment en raison de conditions très similaires entre les sphères familiales et l’école, qui devraient évoluer rapidement avec l’ouverture de la jeunesse vers des univers professionnels et des choix de vie plus variés.

3. Les marques de grande consommation se tournent vers les designers

Un nombre croissant de marques de grande consommation ont commencé des partenariats avec des marques de créateurs, à la recherche d’une image de marque plus élaborée. Si le développement des produits est mature et maîtrisé, le contenu marketing et l’esthétique du conditionnement est plus complexe à réaliser en interne. Ce type de partenariat est donc gagnant-gagnant pour les grandes marques et pour les marques de créateurs.

4. Les investisseurs se tournent vers les startups de l’économie collaborative

Yisheng Yan de IDG indique que l’économie collaborative devient de plus en plus significative en raison de l’évolution des mentalités des jeunes consommateurs à l’heure du digital. Une récente étude de Nielsen a révélé que 94% des consommateurs chinois sont enclins à rejoindre des communautés collaboratives, à comparer aux seulement 42% de consommateurs américains.

Courtisant les futurs acteurs du luxe de l’économie collaborative, IDG a par exemple investi dans l’application Y-Closet, équivalent chinois de Rent the Runway, et dans le site e-commerce de seconde main Plum. Jack Ma, fondateur d’Alibaba a également injecté 20 millions de USD dans Rent the Runway pour leur expansion sur les marchés asiatiques. L’investisseur et promoteur immobilier Adrian Cheng a quant à lui investi dans les applications de location de mode de luxe Armarium et Flont, qui proposent des pièces de défilés de mode et de la joaillerie de luxe.

5. Les marques donnent la priorité à la digitalisation de la chaîne logistique

En réponse à la pression croissante sur l’optimisation des coûts, beaucoup de marques chinoises se sont tournées vers les innovations digitales pour améliorer les procédés de design de leurs produits, de fabrication et de chaîne logistique.

Liu Chen, fondatrice de l’agence de mode Linctex indique que la digitalisation de l’ensemble de la chaîne logistique est le futur. Elle insiste sur le fait que la chaîne logistique est au cœur de la croissance des marques de mode mais que le schéma traditionnel est aujourd’hui dépassé et manque d’efficacité. Dans l’ère nouvelle de la distribution, un certain nombre de marques chinoises se sont largement impliquées pour le développement d’une chaîne logistique permettant une réactivité alignée sur les besoins en temps réels des consommateurs en boutique.
Business France
/MARQUET Clément

 

 

 

Allemagne/Wöhrl et BIKINI, deux enseignes aux antipodes mais avec une stratégie client très proche

De nombreux acteurs allemands de la distribution renforcent leur stratégie marketing afin d’attirer à nouveau les consommateurs de prêt-à-porter et lutter contre une fréquentation décroissante des magasins physiques ; concepts forts et coopérations avec les marques sont au centre de ce dispositif. Wöhrl et Bikini Berlin en sont deux exemples représentatifs.

Wöhrl

« Nous sommes une start-up avec une tradition familiale de 85 ans ». C'est ainsi que le petit-fils du fondateur du groupe Wöhrl (https://www.woehrl.de/) définit son entreprise, qu'il a reprise il y a un an suite à un dépôt de bilan. Christian Greiner affirme dans une interview au journal Textilwirtschaft que la nouvelle société Rudolf Wöhrl SE a renoué avec les bénéfices et avance un chiffre d'affaires de 280 millions d'euros. Le dirigeant partage son temps entre Wöhrl, le grand magasin Ludwig Beck à Munich et Wormland à Hanovre où il est également le dirigeant.

Greiner a entamé une réforme profonde du détaillant spécialisé qui s'était essoufflé au cours des dernières années.

Une centrale renforcée

Ainsi, il a mis en place des circuits de communication courts entre les différents services du groupe comme par exemple en disposant les équipes achat et marketing dans des bureaux côte à côte. Il a également créé des espaces d'échange, appelés en interne "hotspots" où les deux équipes peuvent partager leurs idées autour d'un café ou d'une pizza dans un décor de bar contemporain.
Paradoxalement, alors que les dirigeants des succursales ont une forte autonomie de décision, le rôle de la centrale a été renforcé. Elle oblige les équipes des achats à se déplacer davantage dans les magasins afin de favoriser les échanges et de profiter du retour du terrain. Depuis quelques mois la centrale de Nüremberg s'est dotée d'une experte en merchandising qui visite régulièrement les points de vente et organise la formation des employés aux collections.

Le client est remis au centre de la stratégie

Mieux connaitre ses clients et leurs besoins, est, pour la direction la priorité absolue.
Pour Greiner le client de Wöhrl est très cartésien et a besoin de voir un assortiment clair sans qu'il soit ennuyeux ; il s'est ainsi séparé de 20 % de ses fournisseurs notamment ceux qui n'apportaient plus de nouveauté. Dans chacune d’une vingtaine de succursales une surface de 90 m² est réservée aux grandes tailles ; ce segment de clientèle, est, pour l'équipe dirigeante, une priorité et offre un potentiel très fort pour les années à venir. Alors que beaucoup de chaînes de magasins ferment leur rayon enfant, Wöhrl a relancé le sien en 2017 en implantant sa marque propre Me & You qui permet ainsi de proposer des articles à 10 euros en moyenne. Des marques plus chères comme Tommy Hilfiger et Scotch & Soda complètent l'assortiment. L'offre pour adolescents est également élargie.

L’offre urbanwear diversifiée

L'espace "urbanwear", appelé U-Eins, que l'on retrouve traditionnellement chez Wöhrl a également été rafraichie grâce à un mobilier industriel et d'occasion le plus souvent issu du recyclage. On y retrouve ainsi des marques comme Marc O'Polo Denim, Replay, Superdry, Drykorn, Diesel, Na-kd, Adidas, Nike, Puma, Guess, Morotai, Armani Exchange et prochainement Calvin Klein et Tommy Denim. Un coin réservé aux sneakers est en préparation. Ces espaces sont animés via des bars à café, des performances de DJs, des rencontres d'influenceurs, des castings de modèles ce qui en fait des points de rencontre pour les clients où ceux-ci peuvent également acheter des places de concert dans des endroits dédiés.

La direction précise bien que toutes les actions sont orientées vers la vente et ont pour objectif de développer le panier moyen du million de clients qui fréquentent annuellement les 120 000 m² de surface de vente du groupe. Deux circulaires publicitaires sont publiées. Ces supports papiers jouent encore un rôle important dans le groupe et sont complétés par les réseaux sociaux.

Wöhrl compte 30 points de vente dont 25 en Bavière, 1 en Bade-Wurtemberg, 2 en Saxe, 2 en Saxe Anhalt et emploie 1 900 personnes. Son siège est à Nuremberg

Bikini Berlin

De son côté Bikini Berlin (www.bikiniberlin.de/), ouvert en Avril 2014, propose un concept de « Shoping Mall" qui présente une offre créative inspirée de ce qui se fait à l'est de Berlin mais transposée dans un quartier de Berlin Ouest plus chic et plus conservateur, à deux pas de l’hôtel Astoria et de l’ancienne gare de « Zoologischer Garten ».

Dans ce bâtiment historique de 200 mètres de longueur, 56 contrats de location ont été signés par des marques établies comme Cyberport, Carharrt, Gant. Une zone de pop-up stores de 200 m² occupe le centre du rez-de-chaussée du bâtiment et rassemble 14 locataires qui se renouvellent de manière régulière via des contrats de un à six mois. La gastronomie y a été particulièrement développée afin de soutenir le traffic et représente à présent 28 % de la surface totale. La food-court composée de 13 locataires fixes et deux concepts de pop-up stores propose une vue directe sur le zoo de la ville. Même si des doutes quant à la rentabilité du lieu persistent le concept attire 20 000 visiteurs par jour, 30 000 les jours fériés.
Business France
/GUÉRIN Laurent




 

Paprika veut révolutionner le marché allemand des grandes tailles

La marque de prêt-à-porter belge grand public et destinée aux personnes de grande taille Paprika (www.paprika-shopping.de) prévoit l’ouverture d’une vingtaine de points de vente en Allemagne au cours des 20 prochaines années. A long terme ce nombre pourrait être multiplié par quatre.

Les bons résultats enregistrés auprès de la cliente allemande dans les magasins belges frontaliers, sur le site internet de la compagnie et dans les 42 points de vente présents dans les grands magasins Galeria Kaufhof ont très vite convaincu les dirigeants de la marque d’ouvrir en propre en Allemagne.

Vincent Rousseau, dirigeant, espère ainsi que l’Allemagne sera d’ici à deux ou trois ans le marché numéro un de Paprika. Il estime qu’il est temps à présent d’ouvrir des points de vente en propre pour assoir sa notoriété. Il souhaite également proposer une offre très mode et sans cesse renouvelée aux clientes de grande taille sans discrimination et ainsi coller au plus près de la réalité. Pour lui le marché n’offre pas de réelles collections adaptées à toutes les formes corporelles et estime l’offre présente sur le marché allemand (Ulla Popken etc…) trop basique et monopolisée par des marques historiques qui n’ont pas su se renouveler.

Au lieu de deux collections par an, Paprika propose de nouveaux articles trois fois par semaine qui reflètent ainsi les tendances du moment et répondent à un besoin de « coups de cœur » des clientes. Annuellement, environ 1 000 produits différents seront mis en vente. Depuis deux ans une collection bain homewear est disponible.

Les dirigeants, comme pour n’importe quelle autre marque, ont fortement misé sur la digitalisation. Les magasins sont connectés en permanence avec le stock ; les équipes peuvent ainsi à la minute connaitre les articles disponibles et depuis octobre dernier réaliser un réassort en direct via leurs tablettes, depuis la surface de vente (certains points de vente réalisent 10 % de leur chiffre d’affaires via ces tablettes). Chaque article fait l’objet d’une photographie descriptive. L’objectif affiché est de réaliser 30 % du chiffre d’affaires en ligne. Les pays prioritaires en Europe sont la France et surtout l’Allemagne.

La société, créée en 2003, a ouvert son premier magasin allemand, en mars 2018, dans le centre commercial de Cologne, en Rhénanie-du-Nord Westphalie (Rhein-Center Köln). La prochaine ouverture est prévue au cours du troisième semestre dans le centre commercial Ruhrpark de Bochum (Rhénanie-du-Nord Westphalie).

Avec son Hall HIPSTAR le salon PANORAMA (https://www.panorama-berlin.com/hallenplan/)   de Berlin accorde depuis plusieurs années un espace à part entière pour les marques proposant une offre de grandes tailles.
Business France
/GUÉRIN Laurent






 

Chine/7 collections cross-over surprenantes

Il n’est pas rare pour les marques de mode chinoises de collaborer avec des marques occidentales, et certaines collaborations dépassent même les attentes des Millennials chinois. Qu’elles soient des chaînes de fast-food, des agences de voyage ou qu’elles vendent des biens de consommation, les entreprises font appel aux designers chinois pour toucher les jeunes consommateurs. Dans certains cas, le co-branding est parfois une technique marketing évidente à adopter comme Disney qui s’associe avec des marques de vêtements pour la promotion des films Star Wars et l’ouverture du Disneyland à Shanghai. Certaines collaborations plus étonnantes et visiblement non conventionnelles se sont révélées fructueuses contre toute attente :

Ms Min x Birkenstock

Les chaussures Birkenstock ne sont pas la première chose qui vient à l’esprit lorsqu’on cherche une association avec de la broderie délicate et haut de gamme. Le mari de Min Liu, designer de la marque Ms Lin, a assisté à un évènement de Birkenstock et a rapidement vu un lien naturel entre les deux marques. Lors de la collection automne-hiver 2018, la marque a souhaité honorer l’artisanat chinois en créant une collection capsule avec Ms Min. D’après Min Liu, le plus important pour les designers chinois est que la synergie soit bonne avec la marque et que les deux parties aient les mêmes valeurs.

 Ricostru x Huawei

Durant la Fashion Week de Milan de 2017, l’équipementier télécoms chinois Huawei s’est associé à la styliste de la marque Ricostru, Manchit Au, pour la création d’une coque et d’un étui de téléphone en édition limitée pour la sortie de son smartphone P10.

Leaf Xia x Magnum

Le designer new-yorkais Leaf Xia a tenté une approche intrépide pour sa première collection commerciale en lançant une collaboration avec la marque de glace Magnum. Les barres glacées au chocolat de la marque Unilever ont inspiré les combinaisons soyeuses, les robes volantes et les sacs à main de Leaf Xia pour la collection printemps/été 2017, qui a été un réel succès.

CJ Yao x KFC

Jeremy Scott s'était inspiré de la culture du fast-food pour sa première collection Moschino. Voilà que la créatrice chinoise CJ Yao a également adopté le thème du fast-food pour un défilé de mode à Shanghai en 2016 en transformant des seaux de poulet en sacs à main, et a pris de court toute la presse. L'intention derrière sa collaboration avec KFC était de se connecter avec un jeune public et selon elle, manger chez KFC évoquait de bons souvenirs d'enfance et sans doute pour les autres Millennials aussi.

Rfactory x TripAdvisor

La marque de sacs à main Rfactory, basée à Pékin, a collaboré plusieurs fois avec des marques allant de Maybelline à Star Wars, en passant par Disney, mais sa collection crossover avec la plateforme TripAdvisor était parmi les plus insolites. Les consommateurs ont adoré les produits avec le logo TripAdvisor revisité. Selon le fondateur de la marque Rfactory, Wu Yingnan, le co-branding est une situation win-win car cela aide les marques à voir les choses sous de nouvelles perspectives et permet aux fans des deux marques d’interagir tout en attirant l’attention des médias.

Angel Chen x Lipton

Boisson populaire en Europe, Lipton semblait déterminé pour se faire une place en Chine. Pour l’inauguration de son café pop-up « Partea » à Shanghai, Lipton a choisi de collaborer avec la designer de Shenzhen, Angel Chen. Cette dernière a non seulement redoré l’image de la marque en alliant des éléments occidentaux et orientaux à ses looks streetwear, et a notamment collaboré avec la star du cinéma chinois Zhou Dongyu pour promouvoir la collection sur Weibo (i.e le twitter chinois).
Business France
/ FENSTERBANK Brigitte





 

Les détaillants brésiliens du textile s’alignent sur le Global Fashion Agenda (GFA)

Créée en 2016, le Global Fashion Agenda (GFA) est composé d’un groupe de partenaires stratégiques (Kering, H&M, Target, BESTSELLER, Li&Fung et Sustainable Apparel Coalition) qui travaillent ensemble sur un programme commun d'actions axées sur le développement durable et éco responsable, dans le secteur de la mode.

L’organisme, à but non lucratif, a annoncé le lancement de son premier « CEO Agenda », un guide qui détaille sept lignes directrices à suivre à court et à long terme, afin de mettre en place une stratégie commune pour les entreprises du secteur. Selon l’ABVTEX (Association brésilienne des détaillants de textiles), qui représente les principales chaînes de magasins du pays, les détaillants brésiliens sont en accord avec ces principes :

Transparence dans la chaîne d'approvisionnement (matières premières utilisées et leurs sources),

Utilisation efficace de l'eau, de l'énergie et des produits chimiques (éviter l'émission de polluants dans l'environnement),

Des environnements de travail respectueux et sûrs (prévenir les abus et renforcer les politiques pour le respect des droits de l'homme),

Variété de matières premières (développer des matériaux plus durables et de nouvelles technologies),

Création d'un cycle durable (des pièces recyclées ou réutilisées à long terme pour éviter l'élimination irrégulière),

Promouvoir des améliorations dans les systèmes de salaires (un système de salaire plus juste),

4èmerévolution industrielle (la valorisation des nouvelles technologies et l'évaluation de l'impact de la numérisation avant l’application dans les entreprises).

Pour illustrer ce mouvement, au Brésil, la griffe brésilienne de prêt-à-porter haut de gamme pour homme et femme, OSKLEN (www.osklen.com.br/), lance sa collection ASAP ("as sustainable as possible").

Positionnée entre marque de sportwear chic et écobrand, la marque est considérée comme premium, mélangeant les styles « urbain et nature, global et local, organique et technologique ».

La collection sera également la plus écologique de l'histoire d'Osklen : 40% de la production a été réalisée dans des e-fabrics, avec des tissus confectionnés à partir de matières premières et une main d'œuvre respectueuse de l’environnement.

Osklen compte aujourd'hui 62 magasins au Brésil, deux magasins à Milan, un à New York, un à Miami, Tokyo et Rome, ainsi qu'un showroom en Italie, en France, en Espagne, en Grèce et au Portugal. La marque exporte également vers la Belgique, le Chili et le Moyen-Orient.
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/DE MONTILLE Claire

 

 



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